Regard d'experts

Prévention en nutrition santé : quels sont les besoins du grand public ?

De nombreuses actions nutrition-santé sont déjà mises en place, mais il reste beaucoup à faire. Pour qu’un engagement ne soit pas un coup d’épée dans l’eau, il faut savoir cibler les bons besoins et utiliser les bons vecteurs.

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1. De la connaissance ET de la motivation

85 % des Français connaissent le repère de consommation de 5 fruits et légumes par jour1… mais 96 % ne parviennent pas à les consommer2.

Deux chiffres qui véhiculent deux idées :

  • La première est que les messages nutritionnels sont largement diffusés par les instances officielles, et ce depuis de nombreuses années (2001 pour le démarrage du PNNS).
  • La seconde est que, si les recommandations sont connues, elle peinent à être appliquées. L’Inserm a d’ailleurs été sollicité par Santé Publique France fin 2013 pour mener une expertise collective sur les messages sanitaires : problèmes de compréhension, manque d’attention, amalgame avec de la publicité…, conduisent à reconsidérer les méthodes actuelles.

De toute évidence, il manque un maillon entre la connaissance et le changement de comportement. C’est à cette étape de mise en application de la connaissance que le besoin en matière de prévention se fait sentir. Alors, comment aider les Français à se comporter différemment à table ?

Cela passe par des conseils concrets et des outils d’aide au choix des aliments comme l’a fait Primevère (Lactalis) au sein de son nouveau site.

Le digital, mais aussi le jeu, s’avèrent être d’excellents vecteurs de changement du comportement grâce à leur dimension très impliquante pour l’utilisateur. Aux Etats-Unis, un serious game, suivi par une étude, a permis d’améliorer la consommation de fruits et légumes chez les enfants (Squire’s Quest!). Les Aventures de Koam, serious game dédié à l’équilibre alimentaire lancé fin 2016, fera également l’objet d’une évaluation de changement des comportements.

 

2. Plus de sensibilisation auprès des populations précaires

S’il reste encore du chemin en matière de prévention nutrition-santé, c’est au sein des populations précaires qu’il y a le plus à faire. En effet, des travaux ont montré des fréquences très faibles de consommation d’aliments « favorables à la santé » chez ce public. De même, on y retrouve une forte prévalence de l’obésité, chez les femmes en particulier, couplées à diverses carences nutritionnelles3.

Pour toucher (entre autres) les populations précaires, l’ANIA diffuse un programme court sur M6, Les Défis d’Alfridge, mettant en scène des recettes à moins de 5 € pour 4 personnes.

 

3. De l’aide pour la préparation des repas

46% des Français déclarent que la composition des repas est une tâche difficile4. Et pour 60 % des Français, l’équilibre nutritionnel consiste à manger plusieurs familles d’aliments au cours d’un repas4.

Pour pallier cette difficulté, les générateurs de menus fleurissent : La Fabrique à Menus (Santé Publique France), WeCook (racheté récemment par Alantaya), l’application mobile du programme de fidélité DanOn de Danone, mais aussi les générateurs de menus de Marmiton ou encore de Version Femina.

Il reste encore de la place pour se différencier sur ce secteur, comme cela est le cas avec l’application KOAM Coach. Les Français veulent avoir les bonnes familles d’aliments au cours d’un repas ? C’est ce que KOAM Coach  les aide à faire, avec à la clé des récompenses.

 

4. Des étiquetages qui apportent des réponses

L’étiquetage des produits alimentaires est la 1ère source d’information des consommateurs (24 % des personnes interrogées)4. Ce sujet est en plein cœur de l’actualité avec l’avis publié par l’Anses sur la performance des différents Systèmes d’Information Nutritionnelle (SIN) : même si aucun des SIN testés ne s’est démarqué, c’est finalement le Nutri-Score (système à 5 couleurs allant du vert au rouge) qui sera appliqué sur la base du volontariat. Cela sous-entend la possibilité pour les industriels de mener leurs propres actions d’information. Leclerc a par exemple mis en place son propre système d’information, le Nutri Mark, et mène sa propre étude d’impact consommateurs. Ou encore Mars Food qui « ose » discriminer ses produits qui ne doivent être consommés qu’occasionnellement.

Pour accompagner ces initiatives, l’ANIA a édité en 2016 un guide de l’étiquetage nutritionnel qui permet d’innover tout en respectant les exigences réglementaires.

 

Et si vous preniez à bras le corps l’un de ces sujets pour vous impliquer en nutrition-santé ?

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  1. Nutrinet Santé
  2. France AgriMer et Institut d’études CSA, Pratiques et habitudes de consommation des fruits et légumes, 2016
  3. Etude ABENA, 2011
  4. Etude Harris Interactive pour le mouvement pour l’équilibre nutritionnel, 2014