Regard d'experts

3 étapes préparatoires indispensables à la réussite d’une action d’éducation nutritionnelle

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Vous êtes une association, une ONG, un organisme public, une mutuelle, une assurance ou encore un industriel, distributeur ou restaurateur du secteur de la nutrition et vous voulez vous impliquer dans l’éducation nutritionnelle du grand public ? Vous vous demandez comment concrétiser efficacement votre projet ?

Nutrikéo vous donne ses tips !

1. Bien définir sa cible

Aussi évident que cela puisse paraître, connaître le profil et les attentes de sa (ou ses) cible(s) est capital avant d’imaginer un quelconque plan d’action, surtout quand il s’agit d’éducation nutritionnelle. Car non, aussi « grand public » soient-ils, vous ne vous adresserez pas de la même façon à Pierre, Paul ou Jacques, et encore moins à Léo (7 ans, en CP dans une REP), Charlotte (30 ans, cadre citadine) ou Martine (55 ans, technicienne de surface).

Voici donc quelques critères à étudier pour mieux la définir :

  • Tranche d’âge: enfants, adolescents, adultes, jeunes ou grands séniors, vous n’utiliserez pas forcément les mêmes leviers ni le même ton pour les toucher
  • Catégorie socio-professionnelle: alors que Charlotte se préoccupera probablement de l’origine des produits qu’elle consomme, de leurs labels qualité ou de sa ligne, Martine veut surtout pouvoir manger correctement jusqu’à la fin du mois.
  • Niveau d’éducation : bien souvent lié au critère précédent, il va fortement impacter le niveau de vulgarisation de vos messages
  • Culture : on ne mange pas la même chose, ni avec les mêmes rituels ou représentations, chez les populations maghrébines, asiatiques ou françaises, et il va de soi qu’on sera beaucoup plus enclin à suivre un menu équilibré composé de plats qu’on aime et qu’on sait cuisiner.
  • Contraintes alimentaires: qu’elles soient d’origine culturelles, religieuses ou médicales, elles doivent être prises en compte pour s’adapter à chacun.

Vous avez dessiné vos portraits robot ? Il est temps d’étudier les leviers d’éducation possibles !

2. Choisir les bons leviers éducatifs

S’il y a bien une règle d’or à retenir dans toute démarche éducative, quelque soit le domaine, c’est que l’engagement / la motivation du public est la clé de la mémorisation, voire du changement de comportement. L’éducation nutritionnelle n’y échappant pas, propos ascendants, 100 % théoriques, généraux et méthode « ennuyeuse » sont à bannir.

Alors quels sont les leviers qui ont fait leur preuve pour motiver petits et grands à comprendre la nutrition et faire évoluer leurs comportements alimentaires ?

  • La gamification, ou l’art de rendre l’apprentissage ludique

Cet article vous en parlera sous toutes ses coutures, mais la gamification est indéniablement l’une des stratégies les plus prometteuses en matière d’éducation nutritionnelle puisqu’elle vient répondre à nos trois besoins fondamentaux, piliers de notre motivation profonde : l’autonomie, la compétence et l’appartenance. C’est l’essence même de KOAM, la première plateforme ludique d’éducation alimentaire.

  • La dimension sociale et communautaire

Nous l’avons dit précédemment, l’appartenance, c’est-à-dire le sentiment de faire partie d’un groupe, d’une communauté, rassemblée autour d’une activité donnée, fait partie de nos besoins fondamentaux.

Ainsi, rassembler une communauté autour d’un centre d’intérêt commun, donner un visage humain à « l’éducateur » en parlant en direct et de façon régulière à son public, l’inciter à partager ses doutes, questions, succès, créer de l’échange au sein du groupe, sont autant de petits leviers qui vont accentuer la dimension sociale de votre programme éducatif, et donc son aspect motivationnel.

Quand on pense communauté, on pense tout de suite aux réseaux sociaux bien sûr, LE canal privilégié à utiliser pour créer ce sentiment d’appartenance dont votre public a tant besoin.

La marque de babyfood Babybio l’a compris, en utilisant Facebook pour délivrer de bons conseils, astuces et recettes aux parents, rassemblés autour d’un intérêt commun : l’alimentation infantile biologique. Une stratégie également adoptée par les fondations d’entreprises comme celle de Louis Bonduelle, ou encore les Interprofessions comme celle des fruits et légumes (Interfel).

Mais une communauté peut aussi se créer sur d’autres supports digitaux (site web ou applications mobiles), comme le fait par exemple la marque Weight Watchers.

  • La personnalisation

« Je suis enceinte, célibataire, je n’ai pas le temps de cuisiner, mes enfants n’aiment rien, j’ai un budget nourriture limité, j’ai 5 ans et je ne sais pas encore lire, je suis végétarienne, je ne mange pas de porc… » : chacun ayant ses propres habitudes de vie et contraintes, il convient de concevoir des supports adaptés à chacun, tant sur le fond que sur la forme.

Un contenu personnalisé sera en effet nettement mieux assimilé et facilitera « l’observance » de votre public, sa fidélité à votre programme d’éducation alimentaire.

On pourra par exemple faire appel au coloriage pour des enfants, à du serious game pour des adolescents, ou encore à une application d’aide alimentaire « petit budget » pour les plus démunis.

Mais la personnalisation est d’autant plus facile à activer de nos jours que l’intelligence artificielle est désormais de plus en plus développée et accessible.

KOAM s’appuie ainsi sur le machine learning pour animer son DietBot®, le premier chatbot dédié à l’éducation alimentaire

On parle aussi de plus en plus d’adaptive learning dans les écoles, une technologie déjà largement utilisée aux Etats-Unis.

Qu’ils soient activés sur des supports digitaux comme les réseaux sociaux, les applications mobiles, les serious games, les vidéos ou les chatbot, imprimés comme le jeu des 7 familles d’aliments ou le set de table de KOAM, ou évènementiels comme la tournée microbiote des Laboratoires Pileje, ces leviers font partie des secrets d’une action d’éducation nutritionnelle rondement menée !

Votre budget aura certainement le dernier mot sur le type de supports que vous choisirez, mais quel qu’il soit pensez toujours qu’il en existe pour tous les portefeuilles ! N’hésitez pas à nous contacter pour connaître nos solutions clé-en-main et nos offres sur mesure.

3. Diffuser les bons messages

Nous l’avons vu et répété, adapter le contenu, le ton et la forme des informations transmises au profil de votre public est capital pour qu’elles soient correctement intégrées.

2 beaux exemples avec le monde magique de la Fraîch’ Fantasy d’Interfel et cette vidéo de la Fédération Nationale du Légume Sec :

Utiliser des sources fiables, s’appuyer sur des experts à la fois de l’éducation et de la nutrition (et les mettre en avant) est aussi essentiel pour la pertinence de votre campagne, mais aussi pour rassurer votre public, surtout dans un contexte où la cacophonie alimentaire est à son comble.

Pour en savoir plus sur l’expertise de Nutrikéo en éducation nutritionnelle, cliquez ici.

Vous l’aurez compris, une campagne d’éducation nutritionnelle se prépare minutieusement. C’est en tout cas un des leviers majeurs en matière de prévention santé et nous ne pouvons qu’encourager tout professionnel du secteur à s’impliquer dans de telles démarches !