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Les 3 facteurs clés de succès de la foodtech

Publié le 12 octobre 2018

Regards d'expert

Véritable tendance de fond pour l’alimentation du futur, la FoodTech recouvre les produits et services en lien avec l’alimentation et dans lesquels une technologie nouvelle (digitale ou scientifique) permet d’optimiser la production, la conception, la distribution ou la consommation des aliments.

La FoodTech est une opportunité pour disrupter l’alimentation et la rendre plus productive, plus accessible, plus durable et plus saine. Mais qu’est-ce qui fait le succès des startups de la Food Tech ? En quoi leur écosystème est-il si fertile et porteur ? Zoom sur 3 facteurs clés qui font leur succès…

1. L’agilité et la technicité

A la tête des startups de la FoodTech, des entrepreneurs agiles et expérimentés, souvent issus des meilleurs écoles et de grands groupes agroalimentaires, capables de former des équipes pluridisciplinaires, souples et efficaces. Leur force réside dans leur capacité à agir vite et bien, en activant les bons leviers, quand les plus grands doivent souvent faire face à des processus de validation longs et contraignants : en bref, une agilité sans égal qui leur donne une longueur d’avance.

Deuxième atout essentiel de ces jeunes pousses : la maîtrise ou un accès facile à certaines technologies de pointe, notamment digitales, que d’autres ne maîtrisent pas encore. Reconnaissance visuelle des aliments pour Foodvisor, IoT pour les scanners alimentaires comme Tellspec, DietSensor ou SCIO, ou encore géolocalisation pour UberEats, le résultat de ce savoir-faire technologique : une adéquation plus rapide entre l’offre et la demande, un potentiel d’innovation décuplé.

2. Un contexte financier porteur

Innover grâce à des technologies disruptives, cela a un coût. Recherche, développement ou amorçage, les startups de la FoodTech ont indéniablement besoin de fonds pour se lancer, et suscitent un intérêt croissant chez les investisseurs. Aux Etats-Unis par exemple, la startup Juicero, inventeur du premier extracteur de jus à froid combiné à des sachets de fruits et légumes bio compatibles livrés à domicile, a reçu 120 millions de dollars d’investissement de la part du fonds d’investissement Google Ventures et de grosses sociétés comme Campbell Soup. De son côté, Bill Gates a investi 183 millions de dollars dans Beyond Meat et ses alternatives à la viande.

Par ailleurs, plusieurs fonds d’investissement ont choisi de cibler la FoodTech : le pôle Sciences de la Vie de Seventure, New Protein Capital, Horizon Venture pour les technologies liées à la santé plus spécifiquement. Certains grands groupes alimentaires ont même leur propre fond d’investissement dédié à la foodtech, comme Tate&Lyle Ventures ou Unilever Venture par exemple. L’intérêt pour ces industriels ? Accélérer l’innovation en se diversifiant sur de nouveaux business models en s’appuyant sur l’agilité des plus petits.

Bien que les fonds d’amorçage ne soient pas monnaie courante en France, entraînant un certain retard sur ce territoire par rapport à d’autres pays, l’écosystème financier dans lequel naissent et évoluent les startups de la foodtech est un véritable atout pour ces jeunes pousses.

3. Le réseau

Dernier coup de « pousse », et pas des moindres : le réseau.

Aux Etats-Unis comme en Europe, certains accélérateurs et incubateurs comme Food-X, Food Future Co, Chobani, Reimagine Food ou encore Smart Food Paris, ont choisi de ne couver que des pépites de la FoodTech. Ce dernier a été co-fondé notamment par les groupes Bel, Elior, Carrefour et Pomona. Leurs rôles : promouvoir l’émergence de stratups innovantes, favoriser les relations entre elles, les professionnels du secteur et les grosses entreprises prêtes à investir, trouver des solutions technologiques et renforcer l’économie locale grâce à l’innovation et la faire rayonner à l’international. Il existe aussi des rassemblements de professionnels dédiés à la Foodtech, comme celui de FoodTech Dijon Bourgogne-Franche-Comté, rassemblant plus de 300 entrepreneurs, experts, créateurs, investisseurs et producteurs.

Enfin, plusieurs événements consacrés à la foodtech permettent de booster la visibilité des jeunes entreprises comme Bon Appétech à San Francisco, Future Food Tech à Londres ou encore Seed & Chips à Milan.

Malgré un environnement encourageant, inventer l’alimentation du futur reste un défi de taille. Dans un monde où tout s’accélère, il faut être le premier à avoir l’idée… et à la protéger ! Prêt pour la course à l’innovation ?

Vous voulez investiguer le sujet de la foodtech, ou innover dans ce domaine ? Nous pouvons certainement vous accompagner, contactez-nous ici !

A propos de l'auteur

Juliette

Juliette

Directrice du pôle food, elle voit venir les tendances de grande consommation avant tout le monde 😉.
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